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Porto #8

Journée 8 – 13 mars 2025

Une matinée tranquille avant le départ pour Lisbonne

Ce matin, la journée a commencé tout en douceur. Je me suis réveillée vers 9h, tandis que Dom était déjà debout pour sa journée de travail. J’en ai profité pour faire un peu de lessive, surtout des sous-vêtements, parce qu’on a remarqué que les habits plus grands avaient du mal à sécher complètement et finissaient par prendre une odeur désagréable. Autant dire qu’on a appris à nos dépens qu’il vaut mieux investir dans des vêtements techniques à séchage rapide quand on voyage de cette manière.

Après ça, j’ai pris mon petit-déjeuner avec ce qu’on avait acheté au supermarché le premier jour, avant de ranger un peu l’appartement. Comme on devait le quitter le lendemain matin assez tôt, je voulais déjà préparer le terrain pour qu’il soit facile à remettre en ordre avant notre départ.

Une fois tout en place, j’ai pu allumer mon ordinateur et rejoindre Dom dans son travail, mais surtout me plonger dans une mission cruciale : trouver notre hébergement à Lisbonne, où nous allions arriver dès le lendemain. La recherche n’a pas été simple. Il fallait trouver un endroit qui convienne à Dom pour travailler, avec une bonne connexion Internet – ce qui n’était pas gagné après notre expérience à Porto. En plus de ça, je voulais un lieu propre et agréable, avec un minimum de séparation entre l’espace de travail et l’endroit où l’on dort.

Après de longues comparaisons, j’ai fini par trouver un petit appartement-hôtel qui semblait parfait. Ce n’est pas un simple appartement, mais une résidence avec des services plus élaborés : on peut commander à manger à la carte, demander un nettoyage sur demande, et le confort est clairement un cran au-dessus des logements standards. J’étais ravie de cette trouvaille, qui pourra sûrement me resservir pour de futurs séjours.

Un marché, du pain et des sardines sous le soleil

L’après-midi était parfaite pour une balade, et quoi de mieux que de retourner au marché que j’avais découvert la veille lors de mon cours de cuisine ? J’avais adoré cet endroit et je ne voulais pas que Dom passe à côté. Il fallait absolument que je lui montre les stands, les spécialités locales et qu’on goûte ensemble aux merveilles que j’avais repérées.

En chemin, je réalise que je commence à bien me repérer sans forcément avoir besoin de Maps. Une petite victoire personnelle, et surtout une sensation agréable de connexion avec la ville. Avec le soleil qui brillait, la promenade était encore plus plaisante. J’en profite pour prendre quelques photos, et rapidement, nous arrivons devant le marché.

Là, je me transforme en guide improvisée, lui montrant chaque stand et partageant ce que j’avais appris la veille. Mais surtout, je voulais retourner voir une petite dame qui vendait du pain. J’avais été marquée par son stand et ses produits, alors pas question de repartir sans en reprendre. Je prends immédiatement les fameux pains que j’avais tant aimés : les Três Maminhas et le broa. Curieuse, je demande si je suis obligée d’acheter les trois petites brioches ensemble. Elle me répond que oui, mais que de toute façon, les trois coûtent un euro. J’étais presque choquée par le prix, d’autant plus quand elle me coupe un morceau de broa pour peser et que je ressors avec un sac bien rempli pour à peine 1,80 €.

Ce moment me fait réfléchir. Je ne connais pas le pouvoir d’achat local, mais voir cette dame travailler ainsi pour vendre ses pains à un prix si bas me donne envie de lui donner plus. Pourtant, je n’ose pas, par peur que ce soit mal interprété. Mais si vous passez par Porto, je ne peux que vous recommander de goûter à son broa. C’est un must-do.

Après cette halte, direction un autre incontournable : les fameuses sardines. Nous en goûtons deux variantes : une piquante servie sur un petit pain toasté façon cracker, et une nature, sans artifice, pour en apprécier pleinement la saveur. Verdict ? Une réussite totale. Si j’avais eu de la place dans mon sac, j’aurais sans doute ramené quelques boîtes de sardines en souvenir.

Pour savourer ces délices, nous trouvons un escalier baigné de soleil à l’autre bout du marché. Un pianiste joue quelques morceaux, rendant l’instant encore plus agréable. Puis, à notre surprise, un deuxième pianiste le rejoint. Sans se connaître, ils commencent à jouer ensemble, créant un moment magique qui nous laisse rêveurs.

Pour finir, même si j’étais tentée de goûter à tous les poissons du marché, je me retiens et opte pour un sandwich à la charcuterie locale, accompagné d’un espresso, évidemment. On prend le temps d’apprécier cet instant, se promettant de revenir un jour – voire même dès le lendemain. Puis, repus et heureux, on reprend la route vers l’appartement pour avancer sur nos différents projets.

Organisation et réservations : cap sur le Cambodge

De retour à l’appartement, je me suis attaquée à une tâche qui, pour moi, relève presque de l’épreuve : organiser mon voyage au Cambodge. Achat des billets d’avion, préparation du visa, choix des hôtels… Tout ce que je redoute. Je ne sais pas pourquoi, mais ce genre de planification m’angoisse toujours. J’ai peur des imprévus, des correspondances ratées, des erreurs dans les documents. En général, j’essaie de repousser au maximum, et quand je peux, je laisse Dom s’en charger. Mais cette fois, c’est mon voyage solo. Pas d’échappatoire. C’est aussi ça, grandir : apprendre à gérer ce genre de choses seule.

Évidemment, comme je n’aime pas ça, je compense en me renseignant énormément, en vérifiant chaque détail, en multipliant les comparaisons. Et sans surprise, ça m’a pris toute l’après-midi. Mais au final, j’étais satisfaite : j’avais réservé mon vol pour le Cambodge. Un premier avion de Zurich à Singapour, puis un second, toujours avec la même compagnie, pour rejoindre Siem Reap, ma première destination cambodgienne.

Dans la foulée, j’ai aussi réservé mon premier hôtel à Siem Reap. Ce choix n’a pas été simple. Il y avait de tout : des hôtels incroyablement abordables qui semblaient luxueux, et d’autres, tout aussi majestueux, mais bien plus chers. Difficile de s’y retrouver. Certains établissements vendaient du rêve, mais en fouillant dans les avis, je me suis rendu compte que la réalité était parfois bien différente. J’ai donc décidé d’augmenter légèrement mon budget, sans tomber dans l’excès, mais en privilégiant avant tout mon confort et ma sécurité. J’ai aussi fait en sorte que l’hôtel propose une navette depuis l’aéroport, histoire d’éliminer un stress inutile pour mon arrivée dans un pays que je ne connais pas encore. Ce ne sera pas ma manière de voyager tout au long du séjour, mais pour un premier contact, c’est rassurant.

Il ne me reste plus qu’à finaliser mon e-visa. Parmi les documents demandés, il semble qu’un billet prouvant ma sortie du pays ne soit pas strictement obligatoire, mais je préfère ne prendre aucun risque. Problème : je ne l’ai pas encore. Il va donc falloir structurer tout ça rapidement et réserver un vol pour ma prochaine destination, le Japon.

Dernier point à gérer : mon vol interne entre Siem Reap et Phnom Penh. Je veux éviter de réserver à la dernière minute, d’autant plus que mon vol coïncide avec le Nouvel An khmer. Je n’ai pas envie d’être prise au dépourvu avec des prix qui explosent ou un manque de disponibilités. Objectif : boucler ça d’ici samedi matin au plus tard.

Un dernier dîner à Porto : retour chez Domo Domo

Après toutes ces activités, la journée touchait à sa fin. Dom avait terminé de travailler depuis un bon moment déjà – j’avoue que mes réservations m’avaient bien absorbée. Pour conclure la journée en beauté et sortir un peu de l’appartement, on a décidé d’aller dîner dehors. Et quoi de mieux pour boucler la boucle que de retourner au tout premier restaurant qu’on avait testé en arrivant à Porto : Domo Domo, un restaurant japonais qui nous avait impressionnés par la qualité de ses plats et sa maîtrise des saveurs.

La première fois, nous avions réservé notre table. Cette fois, Google indiquait qu’il n’y avait plus de disponibilité en ligne. Mais j’étais persuadée que, comme beaucoup de restaurants, ils devaient garder une partie des tables pour les clients spontanés. J’ai donc proposé à Dom d’y aller directement, de tenter notre chance et de laisser le destin choisir pour nous.

Après une courte balade, nous voilà devant le restaurant. Et, comme espéré, il y avait bien des places disponibles. Mieux encore, nous avons été installés exactement à la même table que la semaine précédente ! Les serveurs nous ont même reconnus et ont échangé quelques mots avec nous, ce qui a rendu l’expérience encore plus sympa.

Cette fois-ci, on a laissé de côté le menu du chef pour explorer d’autres plats de la carte. En entrée, on a opté pour des gyozas, qui étaient absolument excellents. Puis, nous avons commandé un assortiment de sushis, histoire de comparer avec la première fois.

On a une petite tradition quand on mange des sushis ensemble : on choisit exactement la même pièce en même temps, on la déguste en silence, puis on lui attribue une note avant de comparer nos impressions. Ce soir-là n’a pas fait exception. La qualité du poisson était toujours aussi bonne, les saveurs parfaitement équilibrées. Après avoir terminé notre plateau, on a décidé de prolonger le plaisir en commandant un assortiment de sashimis, ainsi que deux pièces spéciales que Dom avait particulièrement aimées lors de notre premier passage.

Avant de partir, notre regard a été attiré par la table d’à côté, où les clients dégustaient le menu du chef. Ils en étaient à l’épreuve ultime : les têtes de poissons grillées. L’odeur était divine. Dommage qu’on ne puisse les commander qu’en prenant le menu entier, sinon je n’aurais pas hésité une seconde ! C’était amusant d’observer leurs réactions, entre surprise et curiosité. Certains semblaient hésitants face au fameux bol d’eau, se demandant à quoi il servait, avant de comprendre qu’il était là pour se rincer les mains. Après quelques instants de prudence, ils se sont finalement laissés aller, mangeant avec les doigts comme il se doit.

Encore imprégnés de cette bonne odeur, nous avons quitté le restaurant avec une certitude : si on revient à Porto, ce sera un des premiers endroits où nous irons manger.

De retour à l’appartement, il était temps de préparer notre départ pour le lendemain. Après une bonne douche, on s’est mis à ranger nos affaires. On a pratiquement tout emballé, ne laissant dehors que ce dont on aurait encore besoin au réveil. Une fois tout organisé, on s’est couchés tôt pour être en forme et profiter au mieux de la journée suivante.

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